Résultats et compte rendu – La R4C 2018

La R4C pour les initiés ou Route des 4 Châteaux, course qu’on ne présente plus dans notre petit coin des Yvelines a eu lieu le Dimanche 18 novembre 2018.

26 coureurs du CIVC se sont alignés, une fois encore, sur la ligne de départ. Cette 17ème édition apportait quelques nouveautés :
– un lieu de départ et d’arrivée nouveaux, à Saint Rémy plutôt qu’à Chevreuse, bénéficiant ainsi de la proximité du RER et du tout nouveau gymnase C3R ;
– Un parcours un peu différent, le faux-plat montant du chemin des regains se produisant en début de course plutôt qu’en fin.

Une météo parfaite, pour une course bien rôdée, chaleureuse et bien organisée, encadrée par des bénévoles souriants et …aux visages connus, pour beaucoup !! Et toujours, ce parcours que nous connaissons bien, mais qui nous enchante pourtant toujours et encore, les parcs des châteaux ouverts, l’accueil des châtelains, les costumes, la musique bienvenue et qui nous booste !!

Le CIVC a encore brillé en raflant trois podiums :
– Tristan décroche une magnifique première place dans sa catégorie, avec un parcours en 1h11, qui le place 48eme au scratch
– Les dames sont à l’honneur avec deux très beaux podiums :
Eve remporte la troisième place de sa catégorie, à 26 secondes de la seconde, et 19eme femme toutes catégories féminines confondues
Et Sylvie enlève haut la main la seconde place de sa catégorie.

Classement Scratch Homme :

Classement Temps Nom Prénom Categorie Classt Cat. Equipe
1 59:33:00 MALHERBE FLORENT SEH 1 TEAM CHRONORUNNING
48 01:11:54 BOUVARD TRISTAN M3H 1 CIV CHEVREUSE
155 01:18:11 PECRIAUX CHRISTOPHE M1H 66 CIV CHEVREUSE
406 01:26:00 SPAAK PATRIC M2H 102 CIV CHEVREUSE
918 01:36:39 BAILLARD PATRICK M1H 363 CIV CHEVREUSE
1097 01:40:58 DECOCK JÄRÄMIE SEH 255 CIV CHEVREUSE
1131 01:41:45 EMERY VINCENT M1H 440 CIV CHEVREUSE
1185 01:42:57 CUDELOU JEROME M1H 465 CIV CHEVREUSE
1271 01:45:06 MARTIN GUILLAUME M1H 505 CIV CHEVREUSE
1305 01:45:56 BOUCHER ERIC M2H 380 CIV CHEVREUSE
1729 02:14:13 BRYGIER PASCAL M2H 532 CIV CHEVREUSE
1751 02:24:30 DE LIMA STÄPHANE SEH 367 CANI N’FURIOUS

 

Classement Scratch Femme :

Nom Prénom Cat. Classt Cat. Equipe  
THIBAULT JULIETTE SEF 1 ENTENTE SPORTIVE RENAULT
SOULARD-AMICHOT EVE M2F 3 CIV CHEVREUSE
GRENIER CELINE M1F 36 CIV CHEVREUSE
DETALLE CHRISTELLE M2F 21 CIV CHEVREUSE
APRUZZESE SYLVIE M3F 2 CIV CHEVREUSE
RICCI VALERIE M2F 26 CIV CHEVREUSE
SAVEL AGNéS M2F 30 CIV CHEVREUSE
CHAILLET DANY M1F 189  
DUFRASNES FLORENCE M2F 120 CIV CHEVREUSE
LASBLEIZ JULIE SEF 186 CIV CHEVREUSE
VITEL-LEPINAY STEPHANIE SEF 195 CIV CHEVREUSE
BESSONE GAELLE M1F 271 CIV CHEVREUSE
LE BON VERONIQUE M1F 272 CIV CHEVREUSE
PORCHERON MAUD M1F 282 CIV CHEVREUSE
ROY NATHALIE M2F 175 CIV CHEVREUSE
CORNETET VALERIE M2F 176 CIV CHEVREUSE
SOULARD ANGELE ESF 8 CIV CHEVREUSE
LOILLIER PASCALE M2F 227    

 

Bravo à tous trois… et aux coureurs qui ont réalisé leur première R4C, leur première distance supérieure à 15 km, leur première R4C-nouveau parcours…..bref, à tous ! Certains ont souffert, tous sont arrivés, pour la traditionnelle grillade de boeuf et la bière de la vallée.

Bravo à tous et merci aussi aux nombreux CIVC bénévoles au service de ce beau rassemblement de la vallée de Chevreuse.

Témoignage – Grand Raid de la Réunion – Trail Bourbon – 114km / 6500D+ / 7600D-

Philippe Richard nous raconte son Grand Raid de la réunion.
C’est parti pour un voyage sportif et littéraire!

J’ai participé les 19/20/21 Octobre 2018 à un magnifique trail sur l’Ile de La Réunion, Le Trail Bourbon. Le parcours relie Cialos à St Denis, à travers les 3 cirques mythiques de l’Ile : Cilaos, Salazie et Mafate.

Parcours

Pourquoi cet Ultra ?

Il n’y a pas de mystère. Un coureur quelconque a forcément en tête ces 3 courses mythiques que sont le Marathon des Sables, l’UTMB et la Diagonale des Fous. Je n’ai couru aucune de ces courses, mais j’avais dans la tête depuis plusieurs années de courir la Diagonale.
Je ne connaissais rien de la Réunion et donc logiquement je me suis orienté vers la « petite » Diagonale, à savoir le Trail Bourbon. J’avais lu en détail le récit de Raphaël qui l’avait couru en 2014, discuté avec Pascal, Sylvie & Eric qui avaient couru la « grande » Diagonale et j’étais motivé pour vivre mes rêves plutôt que de rêver ma vie 🙂

Entrainement:

J’ai une petite règle pour me préparer à une course de X kilomètres. Elle consiste bêtement à courir X km par semaine. Dans mon cas, il me fallait donc courir un peu plus de 110km par semaine, 3 mois avant la course.
L’équation mathématique était simple:
– 5 sorties de 12km du lundi au vendredi  = 60km
– sortie CIVC du dimanche, au départ de Cernay = 35km
– et il me manquait donc encore 20km à rajouter à ces journées, si je voulais au moins me reposer le samedi.

L’équation est en fait très difficile à résoudre.
En Juillet/Août, de nombreuses « alertes pollution » ne m’ont pas permis de respecter ce planning. De plus, je n’aime pas courir sous la chaleur. J’ai essayé de compenser par des séances quotidiennes de piscine (environ 2km par jour, soit moins d’une heure) et par des séances de vélos. Je travaille à Vélizy, à 35km de Cernay La Ville et avec Patrick du CIVC j’ai tracé un parcours très sympa en forêt qui me permettait d’aller au boulot en VTT ou bien à pied. J’ai pu faire 7 fois le parcours en VTT (2h) et 4 fois à pied (4h). Associé à une journée de boulot, les 2h+2h en VTT n’étaient pas un problème. Par contre, le trajet en courant n’était possible que le soir, de préférence le Vendredi, puisqu’un départ à 18h me faisait arriver à 22h de nuit chez moi.
Le plus dur a été de sortir la nuit tous les soirs de la semaine pendant 1h à 1h30 pour faire mes 10km/15km quotidiens. Pour me motiver c’était simple. Je me disais : Si tu ne fais pas ta sortie de nuit et que tu échoues au Grand Raid, tu sauras pourquoi !

Mais la vraie difficulté dans ce genre de course longue, c’est de réussir à boire et à manger. Passer 50km, c’est toujours très dur pour moi. Je n’arrive plus à boire ou à manger. Il y a environ un an, j’avais corrigé avec Cathy du CIVC (elle est naturopathe) mon alimentation. J’ai principalement supprimé le café et le sucre, sachant que j’ai plutôt une alimentation équilibrée. Ce n’est pas pour rien que j’ai créé une AMAP à Cernay La ville, il y a 2 ans. Pour ma poche à eau, nous avons mis au point un mélange d’eau, de miel, de sel et de citron, mais les dosages ne sont pas faciles. Pendant toutes mes sorties pendant les 3 mois de préparation, j’ai chaque fois testé mon matériel et mon alimentation.
Au final, ma montre GPS m’a donné une moyenne de 80km d’entrainement par semaine, soit vraisemblablement un peu plus, peut-être 90km, car je ne cours pas toujours avec ma montre.  A cela il faut rajouter les séances de natation qui sont pour moi plus difficile que la course à pied.

Bilan de septembre

Je m’étais donc plutôt bien préparé, mais j’étais vraiment fatigué ! Quatre mois sans la moindre goutte d’alcool, c’est quand même dur 🙂 En tout cas, il n’y avait à la veille du départ aucune raison que je ne puisse finir la course.

Acclimatation:

Pour une course à l’étranger, dans un pays inconnu, je conseille fortement de partir plusieurs jours avant pour s’acclimater. Dans mon cas, je me suis posé pendant une semaine à Hell Bourg dans le cirque de Salazie, dans un  gite. J’ai fait une sortie longue (20km / 2000D+) les 3 premiers jours et les 3 jours précédents le départ, j’ai fait un peu de tourisme.
Il a plu tous les jours. Je n’ai jamais vu les remparts du cirque de Salazie en une semaine. Lorsque je suis monté au Piton des Neiges, je n’ai jamais aperçu le cirque de Cilaos. Idem au Col de la Fourche qui domine le cirque Mafate, car il y avait 50 m de visibilité. Tout était noyé dans les nuages. Les chemins étaient boueux. Le sol extrêmement glissant, surtout lorsqu’il est couvert de racines. Mais j’ai pu rencontrer lors de mes randos des coureurs (tout le monde court à la Réunion) et leur poser les questions qui me taraudaient sur cette course: Par exemple, 4°C la nuit au Piton des Neiges et 30°C de jour à Mafate, comment avoir les vêtements adéquates dans un sac le plus léger possible ? En tout cas, j’ai vite révisé mes temps prévisionnels. Pour un 100km, il me faut environ 17 heures de course en France. Pour ce trail, je m’était accordé généreusement 7h de plus, soit 24h, pour terminer la course. J’ai réalisé très vite que les meilleurs coureurs mettaient eux-mêmes 24h. Raphaël râle dans son récit parce qu’il lui faut 10h pour faire les premiers 30km. J’ai donc compris que  j’allais avoir besoin de 36h pour terminer ma course. Mais comment gérer ces 2 nuits et cette journée complète ? Quand dormir ? Combien de temps ? Combien de fois ?

La course:

L’ambiance les jours qui précèdent la course est incroyable. Les radios ne parlent que de cela et dés que le départ de la Diagonale des Fous a été donné le Jeudi vers 1h du matin, toute l’île a commencé à vibrer au rythme de la course. Les Réunionnais se déplacent à St Pierre pour assister au départ. 20 000 personnes viennent vous acclamer parait-il pendant les premiers kilomètres, dans une ambiance Tour de France. Pendant la course, les 2 premiers étaient à peine à 30 secondes l’un de l’autre, l’un passant devant l’autre à chaque ravitaillement. Les commentaires des speakers et des coureurs allaient bon train à la radio et dans les bus qui amenaient les coureurs du Trail Bourbon au départ de Cilaos.
Ma première épreuve a commencé avec les 6h pour rallier St Denis à Cilaos, dans un bus à peine climatisé. En arrivant de nuit à 18h, la journée avait déjà été bien épuisante. Après le contrôle des sacs et du matériel obligatoire (deux frontales, bandes élastomères, vêtements chauds, 2 litres d’eau, réserves alimentaires, …) tous les coureurs se sont retrouvés à 19h dans le stade de Cilaos pour attendre le départ de 21h. C’est très particulier cette ambiance. A peut près 40% des coureurs vont abandonner. Qui allaient abandonner entre moi et mes voisins allongés dans l’herbe pour grappiller quelques minutes de repos ? eux ? moi ?

Je ne vais pas faire le récit de ma course. Regardez les vidéos pour vous donnez une idée du parcours. Mais vraiment, je ne m’attendait pas à cela. C’est quasiment IMPOSSIBLE de courir ! Les réunionnais doivent raffoler des escaliers qu’ils accommodent à toutes les sauces, comme pour la rougaille. Il faut hisser son corps sur chaque marche. Souvent, le parcours est un amoncellement de cailloux et de racines. Sur les 114km, j’ai pu courir sur 2 tronçons de 5km et 17km, et encore en m’arrêtant chaque fois tous les 10 mètres pour marcher à cause du terrain dangereux (racines glissantes, cailloux, …).

J’ai fais 3 erreurs pendant ma course:
J’avais interviewé sur le parcours plusieurs coureurs pour savoir combien de temps ils allaient dormir ? comment était le parcours ? qu’est ce qu’ils mangeaient ? … Toutes les réponses étaient différentes en fonction des coureurs et finalement il me restait à faire mes propres choix. Dans mon cas, j’avais anticipé de prendre une douche à mi-course, au bout de 70km. J’ai effectivement pris une douche, un shampoing, j’ai changé complètement de tenue. C’était très agréable d’être propre … mais je n’aurais jamais dû faire cela. Je n’ai jamais mal au pied et  je ne prévois jamais de crème. Mais il avait plu pendant les 12 premières heures de course et mes chaussures étaient trempées. Sous la douche, mes pieds ont surement baignés dans l’eau pendant peut-être 10 minutes. J’ai dû ramollir la peau de mes pieds et je les ai peut-être mal séchés. Toute la suite du parcours a été très dur. J’ai bien sentis que des ampoules apparaissaient, mais je ne pouvais rien faire d’autre que de continuer. J’étais vraiment épuisé. Je me suis même tapé un orage à 5km de l’arrivée. J’ai cru que j’allais devoir abandonner, alors que c’était évidemment impensable !!! J’avais fait 15 000 km pour venir courir cet Ultra et donc forcément j’allais le finir !!!

La deuxième erreur est de ne pas avoir prévu une paire de chaussure de rechange dans le sac à mi-course. Une douche et un nouveau départ avec des chaussure sèches auraient peut-être amélioré ma condition physique.

La troisième erreur est, je pense après coup, de ne pas avoir dormi dés la fin de la première nuit. Cela faisait déjà 24h que j’étais debout, après 6h de bus et 12h de course de nuit. J’aurai dû dormir, ainsi qu’à la fin de la deuxième nuit. En fait, j’étais dans une bonne condition physique. Je n’avais aucune douleur aux jambes ou aux genoux, aucune crampe. J’arrivais à boire et à manger. Si bien que ce n’est qu’après la deuxième nuit, vers 5h du matin et 30h de course, que je me suis décidé à dormir. J’ai mis mon réveil. J’ai fermé les yeux. Et je me suis réveillé instantanément. A peine 20 minutes s’étaient écoulées et j’étais frais et dispo. C’était peut-être trop tard. Deux pauses de 20 minutes toutes les 12h auraient peut-être été plus bénéfiques. Pas facile de savoir.

A l’arrivée, au bout de mes 38h de course, j’ai eu la chance d’apercevoir Laurence, ma femme, sur la ligne d’arrivée. Elle était arrivée de métropole le matin et était là depuis à peine 15 minutes. J’ai eu des larmes en l’embrassant et je lui ai dit  plus jamais çà !

What’s next ?

Dès mon inscription au Trail Bourbon en Novembre 2017, je m’étais posé évidemment la question de ma prochaine course. Si je terminai celle-ci sans blessure, ni crampe, sans problème d’alimentation quel pouvait bien être mon prochain objectif ? La réponse était évidente. Malgré ma conviction sur la ligne d’arrivée plus jamais çà , j’ai quand même dés le lendemain matin repensé à La Diagonale des Fous (170km – 10 000D+). Pourquoi ne pas la tenter en 2019 ?
J’ai déjà les points du Trail Bourbon en poche. En Avril, je vais courir à nouveau l’Ultra-Trail Amazonien (85km) et j’aurai largement mes points pour m’inscrire à la Diagonale. Ma femme n’est toujours pas d’accord. Elle sait que je vais devoir augmenter mon entrainement pour passer de 110km à 160km par semaine. Ces 50km de plus, il va être difficile de les placer dans un entrainement hebdomadaire. D’autant que toutes les revues conseillent de faire des sorties longues d’au moins 8h tous les 15 jours. Cela veut dire un entrainement encore plus contraignant que cette année, afin de réussir cette course de malades.

Bon, il me reste un petit mois pour me décider. La vie est belle 🙂

2 Civc à la VVX le 11 mai 2018

Hello le Civ Chevreuse,

Le week-end passé, je me suis rendu en Auvergne pour participer à l’événement http://www.volvic-vvx.com/

Volvic est connue par certains d’entre vous car nous avons déjà participé au Trail des Vulcains (trail très blanc certaines années !)

J’ai rejoint Véronique Augagneur à Volvic déjà présente depuis quelques jours avec ses parents.
Vendredi, nous avons récupéré nos dossards dans l’ancienne usine d’embouteillage sur le site du Goulet.
Ce très joli site au-dessus du village accueille l’ensemble de la zone des départs et des arrivées des différentes courses, marche rando et animations pour tous.
Ce VVX est aussi l’occasion de partager un week-end trail en famille et avec des amis.

Revenons sur notre course de 83km et 2500m de D+. Le départ est pour le samedi à 4h et donc avec Véronique nous décidons de nous retrouver à 3h20 sur le parking en bas de Volvic afin de prendre une navette pour le site du Goulet.

Avant le départ, nous attendons le fameux briefing avec tous les conseils de course en présence de Kilian Jornet et ses encouragements. Nous apprendrons plus tard que Kilian est sponsorisé et devient ambassadeur des eaux de VOLVIC.

Le départ est donné en musique et nous partons ensemble tranquillement. Au bout d’1h et quart, Véronique me dit qu’elle a les jambes lourdes. Pas très galant, mais je pars devant et le soleil se lève progressivement avec le Puy de Dôme en ligne de mire.

La course traverse le parc Vulcania avant de rejoindre le Chemin des Muletiers pour le sommet du Puy de Dôme où se trouvent le 2e ravito et le contrôle (28e km). C’est sympa, car les coureurs se croisent entre ceux qui montent et ceux qui redescendent. C’est ainsi que je revois Véronique dans les premiers virages de ma descente.
Le paysage est vraiment joli et un tracé bien balisé avec quelques relances.

Au 41e km, 3e ravito, je vois les parents de Véronique et je discute avec eux en mangeant. Vraiment, les ravitos sont excellents et bien achalandés (pas vus cela depuis longtemps sur des trails).
Je repars en passant un appel à Mathilde pour l’informer sur mon avancée. Je reste prudent.

Le 4e ravito, au 60e km, j’arrive un peu fatigué, mais surtout en repartant, je commence à avoir le ventre qui part en vrille (un problème gastrique que je traîne depuis quelques années. Je sais que je n’ai pas écouté Philippe P. afin de prendre le traitement proposé par ses soins).
Tant pis, je continue mais la difficulté est de courir. J’arrive tout de même à boire par petites gorgées. Véronique m’envoie un SMS pour me dire qu’elle stoppe au 41e km et m’encourage («Allez Véro !, d’autres courses t’attendent !»)

Les km avancent lentement et j’avoue que j’ai débranché le cerveau pour continuer. Je marche plus que je cours (seulement par épisodes). Je veux finir et je procède par étapes : d’abord essayer de boire (ouf ! pas de vomissements) et ensuite de trottiner de temps en temps pour me rapprocher du 5e ravito au 72e km. Une fois ce dernier ravito passé, direction Volvic via des chemins et des lieux dont je ne garde pas forcément les images, car je me concentre sur le fait d’en terminer.

Ouf ! le centre de Volvic, encore une dernière montée vers le site de l’arrivée.

La ligne franchie, c’est le soulagement d’avoir fini, mais une course gâchée par mes soucis gastriques.

La prochaine fois, je pars avec le traitement proposé par Philippe P. !!!

Je vous invite à vous renseigner sur cet événement pour l’an prochain, car c’est une belle organisation avec des parcours bien balisés et des sympathiques bénévoles. Plusieurs distances avec des relais et à 3h30 de Chevreuse.

Sportivement.

Pascal Leproust

Jacqueline nous raconte « La Guyancourse 2018 » en goélette (8 avril)

Le 8 avril dernier, des CIVC ont répondu présents sur la ligne de départ de la Guyancourse.

« Juste un petit mot pour remercier le CIV Chevreuse pour sa participation à la Guyancourse en goélette ; Barbara, Claire, Gwenaëlle, Manue, Nelly et moi-même avons partagé un moment fort sympathique en courant avec Nicolas (un passager polyhandicapé de 27 ans de l’Associaition des Tout Petits) dans notre joélette !


D’autres coureurs se sont joints à notre petite équipe : Blandine et Jacques, les éducateurs de Nicolas, Nicolas (un ancien CIVC), Mickaël (Epic et trail de Rochefort) et Thierry et Corinne (CIV Chevreuse de Bullion) sont venus à la rescousse à la dernière minute… ce qui fait que nous étions 12 au total pour se partager la joélette sur les 10 kms de course !

Le soleil était de la partie, la course est toujours aussi belle et l’ambiance très chaleureuse… en clair un agréable moment (même si c’est toujours un peu physique) partagé avec notre passager !


Merci à Nelly et Manue pour l’ambiance : tirer, pousser et chanter sur 10 kms… BRAVO !

Merci aux 4 garçons pour leurs relais à l’arrière de la joélette
Merci aux filles pour les relais à l’avant !

Et au niveau performance ?
1h12 dont un arrêt de plus de 5 minutes au ravitaillement.
C’est très bien, non ? Même si nous sommes partis un peu avant tout le monde…

Jacqueline »

Bravo à tous !

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L’Eco Trail de Paris, le samedi 17 mars 2018 – 80 km

L’Eco Trail de Paris 18, c’était le 17 mars dernier. Quatre membres du CIVC y étaient : Véronique et Annie sur le 30 km ainsi que Raphaël et Mathilde sur le 80 km.

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Ils nous racontent leur course…

« Ca y est, il est fait cet Eco Trail, et c’est une bonne chose de faite ! Départ de la base de loisirs de St Quentin, pour arriver au 1er étage de la Tour Eiffel, en passant par Buc, Meudon, Chaville, et le parc de St Cloud. Il y avait longtemps que je m’étais dit qu’il fallait que je le fasse. Je le redoutais pour la longueur et le fait que ce soit très roulant, donc beaucoup de « vraie » course à pied sur une grande longueur. Je ne savais pas en l’abordant que ce ne serait pas ça le plus dur… Car le plus dur, c’était, comme à Reims, la boue, la boue et encore la boue, sur les 7/8è du parcours -seuls les 10 derniers km sur quais de Seine étaient épargnés. Le tout s’ajoutant à un départ sur blessure (élongation sur vieille sciatique qui traînait…) et, peu après, à une course sous la neige qui nous a accompagnés un bout de chemin également ! Heureusement j’ai fait toute la course avec mon copain Philippe (de la Rochelle), ainsi qu’avec Raphaël, mais pour celui-ci uniquement jusqu’à Buc (1er ravito). Raphaël s’est malheureusement fait mal sur sa blessure au genou en tombant au 14è. Le terrain ultra glissant a été propice en effet à de nombreuses chutes et abandons.

Heureusement aussi qu’il y avait l’arrivée à la Tour Eiffel pour finir en beauté un trail très gris (le temps), et marron (la boue). Et en prime, vu que nous sommes arrivés à minuit une à l’arrivée, nous étions à minuit pile dans les marches qui mènent au premier étage : donc, illumination de la Tour juste avant d’arriver ! ça aidait à oublier les douleurs aux jambes qui, du fait de la boue, étaient particulièrement plus marquées que d’habitude en ultra. La classe quand même de d’arriver en dominant Paris, sous une pluie de lumières qui clignotent ! (en revanche la tenue boueuse c’était moins la classe). Plus une petite bière après l’arrivée, pour fêter dignement la St Patrick !

La prochaine fois je choisirai un jour où il fait beau, et pis c’est tout ! (mi mars, c’est compliqué…) »

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