Course offerte l’Hivernale

 

Ce n’était pas moins de 32 coureurs/marcheurs du CIVC qui ont pris le départ de l’Hivernale 2023, en ce 29 Janvier 2023!

Avec de beaux résultats à la clé:

Sur le 24 Kms:

  • Julien Lasbleiz, 1er des CIVC est arrivé 5ème de sa catégorie en 1h57′
  • Eve Soulard termine première de sa catégorie
  • Mention spéciale pour Patrick Bonnot, 3ème de la catégorie M4F smile
  • Seconde mention spéciale pour Patrick Lhopital et sa belle chevelure blonde

Sur le 12 Kms course:

  • Eric Bouisset arrive 1er de sa catégorie
  • Jacqueline Lecuyer termine elle aussi 1ère de sa catégorie

Sur le 12 Kms marche:

  • Caroline Nouveau et Severine Harrari terminent respectivement 1ère et 2de des marcheuses!!

Un grand bravo à toutes et à tous pour ces belles performances du CIVC.

Tous les résultats sont ici: resultats Hivernale 2023

 

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Remerciements – Raid des Alizés – Les cocottes dorées

 

Merci à l’ensemble des adhérents CIVC qui nous ont soutenu afin de mener à bien notre mission au Raid des Alizés. En effet, pour aider les enfants malades et l’association Cadet Roussel, nous, l’équipe des Cocottes Dorées, avons participé à la 7° édition du Raid des Alizés en Novembre dernier où les épreuves tournent autour du kayak, du VTT et du trail. Nous avons terminé 9° du classement général sur 60 équipes engagées : nous avons repoussé nos limites au-delà de ce que nous pouvions imaginer.

Merci pour vos messages de soutien et d’encouragement pendant nos mois de préparation et pendant notre raid. Nous avons été portées via les réseaux sociaux par tellement de personnes que ça nous a énormément touchées et portées pendant les épreuves.

Grâce à notre 9° place au classement général, nous avons remporté la somme de 500€ avec le raid. Grâce à nos actions et aux sponsors, nous remettrons une somme plus importante à l’association Cadet Roussel, basée à Caen.

Vous pouvez voir le film de cette 7° aventure au lien suivant : https://youtu.be/BPh_PdRPTmo

 Merci

Julie Lasbleiz

Récit de course : Les gazelles de Chevreuse au Népal

 

Les anniversaires à chiffres ronds, ça donne souvent envie de faire quelque chose d’extraordinaire, d’inoubliable.

C’est ainsi qu’est venue l’idée d’un voyage humanitaire, avec une petite dose d’effort, dans un endroit dépaysant et unique : un cocktail bon pour le Coeur, le corps et les yeux. De quoi alimenter la pompe à souvenirs longtemps.

Certaines CIVC étaient déjà parties avec Bretagne Outdoor, une association malouine qui organise depuis 2007 des actions de solidarité éducative dans des régions reculées du Sénégal et du Népal. La proposition contient un challenge sportif journalier d’ambition modeste, ce qui ouvre à des participantes de tous niveaux et à une ambiance chaleureuse qui met le respect de la région traversée et de ses populations au premier plan devant l’esprit de compétition.

Le Népal, c’est évidemment une terre de montagnes, et l’endroit unique de la planète qui accueille 8 des 12 sommets de plus de 8000. En soi, c’est déjà un aimant puissant.

Il y a donc ces paysages que l’on imagine et ce people, mi bouddhiste, mi hindouiste, réputé pour le courage de ses porteurs Sherpas et de ses soldats Ghorkas., frappé en 2015 par un séisme dramatique qui a coûté au pays la moitié de son PIB et a occasionné 10000 morts.

C’est donc à 5 CIVC que nous sommes parties pour 11 jours avec la Sénégazelle au Népal, du 25 Octobre au 5 Novembre 2022.

La proposition consiste à recueillir chacune 30 kgs de fournitures scolaires, utiles aux enfants des regions isolées, nécessaires au maintien de leur scolarité.

Puis à courir chaque matin une poignée de kms dans les paysages du balcon des Annapurnas pour atteindre une école rurale, dans les classes de laquelle nous remettrons les fournitures aux enfants.

Les fournitures, nous les avons récoltées grâce aux dons, de nos entreprises, de nos familles et amis, mais aussi nous avons acheté des fournitures neuves grâce à l’argent collecté en vendant des pâtisseries…confectionnées par vous, les CIVC ! Un grand merci à vous donc, car vous avez grandement contribué à constituer notre paquetage !

 

 Voici donc quelques éléments de récit. N’hésitez pas à venir nous voir pour en savoir davantage !

L’arrivée à Katmandou, de nuit, pendant la fête des lumières (Diwali), qui annonce aussi la nouvelle année dans le calendrier official népalais (Bikram Sambat) nous plonge d’emblée dans un autre monde : les lumières et guirlandes d’oeillets d’Inde sont partout, des petits autels et des mandalas réalisés en poudres colorées ornent chaque porte de maison, bâtiment, boutique et la ville est en fête. Nous assistons dès le lendemain de l’arrivée à la fête des frères et des soeurs, dans laquelle les fratries népalaises et par extension les fratries de coeur, se souhaitent la bonne année selon un rituel coloré et très festif.

Passons sur la ville elle-même que nous reverrons en fin de séjour; notre première tâche est de trier les fournitures et de préparer les dotations pour chacune des (environ) 60 classes que nous visiterons : il est important d’apporter des fournitures utiles, adaptées à l’âge et de doter tous les enfants d’une même classe de façon identique !

Les infrastructures : la route pour Bandipur, d’abord, puis pour Pokhara, plus tard, permet de comprendre l’état de délabrement avancé des infrastructures routières du pays, garnies de nids-de-poule y compris sur l’”autoroute” unique du pays, encombrées par des de nombreux deux-roues et des bus bondés (animaux, passagers, sacs de céréales…) et passablement entretenus, conduits au klaxon et au culot !!

La vitesse maximale dépasse rarement le 30 km/h, ce qui permet d’observer la vie citadine pendant le trajet, l’habitat typique…etc….

Puis, lorsqu’on quitte l’autoroute vers les montagnes, commence un autre paysage : celui des champs, de la ruralité, des collines sauvages et vertes…tandis que la route s’élève, en épingle à cheveux, sans parapet aucun côté vide.

La course à pied : Tous les jours une épreuve assez courte, en terrain varié : rizières (attention aux sangsues), rives de lacs, chemins à flanc de montagne, singles dans la forêt tropicale (attention aux singes). Et toujours, animaux en liberté en travers du chemin, traversée de villages où le travail ne s’interrompt que le temps d’un “namasté” souriant pour chaque concurrente. Les paysages sont merveilleux avec, au dernier plan, cette chaîne de montagnes extraordinaire.

Les écoles : A Bandipur, à Begnas Tal, à Pokhara puis à Bungamati, nous visitons 7 écoles, différentes les unes des autres : tantôt petites, isolées, limitées à la maternelle et au primaire, difficilement accessibles, au prix d’une longue marche en terrain accidenté, même pour les élèves. Tantôt, de plus gros établissements incluant des classes de collège. Partout, la joie de vivre, les sourires, les uniformes, les colliers de fleurs et la marque de tika rouge sur le front à notre arrivée. Les échanges sont étonnamment faciles avec les enfants et les enseignants car l’anglais est enseigné au même titre que le le nepali dès l’âge de 6 ans, partout. En plus de distribuer les fournitures scolaires, danser, jouer et discuter avec les enfants et enseignants, Sandrine et Lynn ont un projet scolaire réalisé avec l’école de Dampierre, qui créée une passerelle entres les enfants de deux pays

Beaucoup d’émotions donc dans ce voyage réalisé ensemble, des émotions captées dans le regard des népalais, dans la grâce de leurs gestes, des émotions face au paysage grandiose qui nous servait de décor, le plaisir de courir chaque jour dans un environnement admirable et vers une école où nous savions notre venue attendue et espérée, utile, en fait.

Florence, pour les Gazelles de Chevreuse

Visionnez le film de notre aventure et profiter de svues magnifiques sur les paysages Népalais : Sénégazelles Népal 2022

Récit de course : Challenge de Cernay

 

Bravo à toutes et à tous pour votre participation au challenge de Cernay, vous trouverez le mot de l’organisation ci-dessous:

Pour le CIV Chevreuse mention spéciale a toute l’équipe qui remporte le challenge grand prix clubs, première sur 5 équipes avec le cumul des performances suivantes

  • Marathon Arnaud 3h36:49
  • Semi F Eve 1h44:06
  • Semi H Raouf 1h32:32
  • 10 km F Elizabeth 46:58
  • 10 km H Ludovic 49:48

En individuel,

  • Agnès signe le 4eme temps du marathon 1ère de sa catégorie en 3h47
  • Margaret et Daniel finissent 1ers de leur catégorie respective sur le semi, de même pour Elizabeth sur le 10km.
  • Coralie 2eme de sa catégorie sur le 10km
  • Eve, Aude, Jacqueline et Nelly 3eme de leur catégorie sur le semi
  • Leila 3eme de sa catégorie sur le 10km.

Le détail des résultats via les liens ci-dessous:

Encore bravo à toutes et à tous et merci aux nombreux bénévoles du CIVC.

Nous ne manquerons pas de célébrer vos performances dès que les conditions nous le permettront.

 

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Récit de course : Veni Vidi

 

Une course SANS……une Course 100% !!!

Il y a quelques mois, prise dans l’effervescence du printemps, en manque de courses et de l’ambiance associée, mais boostee par le Trail des Glaciers de la Vanoise et portée par une dynamique de groupe,  je me suis inscrite à la Veni Vici, départ Pont du Gard, arrivée Uzès. Une course qui a tenté d’avoir lieu en 2020, à deux reprises et dont voici in fine la première occurrence.

Et puis, et puis, et puis…l’été est arrivé, ma vie a changé et a laissé beaucoup, beaucoup moins de temps à l’entraînement, nous devions être 3 ou 4 à s’inscrire et je me suis  retrouvée seule (du CIVC, parce que sinon, 4500 personnes tout de même….), le CIVC a proposé une autre course ce même jour… Bref,la motivation flanchait un peu…..mais bon, l’endroit est très beau, et un peu familier, la météo était prometteuse, donc Go, quoi qu’il arrive !!

Et finalement, la date s’est approchée sur la pointe des pieds et me voici partie pour la ligne de départ, mais en oubliant mon sac avec : ravito sec, montre, kleenex et frontale. Encore heureux que je n’ai pas oublié les chaussures !!! ( ne riez pas, je suis déjà partie sur un trail de montagne avec mes runnings de ville….c’est Nelly qui s’en est rendue compte au moment de me chausser…….).

Déjà Sans… entrainement, Sans…partenaire de course, Sans….tête connue pour encourager sur le parcours, ce sac manquant, ça finit par faire beaucoup de «sans» cette histoire……mais par contre «avec» 4 kgs de trop… le moral chute un peu…

Mais rapidement, le positif prend le dessus : avec le soleil, avec la musique, avec l’ambiance retrouvée des débuts de course, avec des gens sympas tout autour (venant de Gard, Herault, Vaucluse, Lozère, Aude…j’ai l’impression d’être la seule francilienne !!), avec un site magnifique pour le départ, avec la promesse de beaux paysages, avec la perspective d’une arrivée majestueuse sur la place du château et de retrouvailles avec mon plus fidèle supporter…

Et la procédure de départ ne démérite pas : quel plaisir de se retrouver nombreux sur la ligne, avec cette excitation de l’épreuve à venir et ce sentiment de partager une même aventure, l’ambianceur fait son job et on part par vagues de 200. Sur la distance sur laquelle je me suis inscrite (22 Km, 510 m. D+), nous sommes 1500 coureurs et des marcheurs aussi, dont certains s’avéreront redoutables.

Les tout premiers mètres nous amènent sur le Pont du Gard, puis tout autour de ce site remarquable où vous vous doutez bien que ce n’est pas exactement plat (sinon pourquoi construire trois hauteurs d’arches ?).

C’est chouette, le départ par vagues, je me suis bien débrouillée, je pars dans la 3eme vague, au  milieu, et du coup je ne suis pas trop vite dans les derniers !!!! Ça me change de d’habitude (dit-elle, comme si elle faisait une course par mois…enfin, l’habitude d’avant Corona !! ).

Après avoir longé les arches de la canalisation, nous traversons le beau village de Vers-Pont-du-Gard, puis, passage dans la garrigue avant Argilliers où nous attend un ravito bienvenu (puisque j’ai oublié le mien !). Je fais le plein d’abricots secs et d’eau, et je repars pour les deux tiers restants du parcours.

Les vignes aux couleurs d’automne, les vues de la garrigue ondoyante depuis les crêtes survolées de montgolfières sont magnifiques…ça fait un peu oublier les piètres performances imputables au manque d’entrainement.

Vers la moitié du parcours, commencent les difficultés techniques ( enfin, à mon échelle….) : les côtes, les pierriers, les singles accidentés, les pierres plates glissantes (même s’il n’a pas plu ces derniers jours, eh bien, elles sont glissantes, na..) et les jambes commencent à être lourdes.

Je joue à l’accordéon avec un groupe de trois filles du Lot et Garonne ; elles sont aussi irrégulières que moi et marchent aussi parfois, on se trouve en opposition de phase, ça fait un peu de compagnie et me permet d’avoir de temps à autre un check temps-distance…..(elles ont une montre, elles ….)

Puis nous sommes gratifiés d’un magnifique coucher de soleil dont je profite à fond, avant de me dire que « voilà, la partie facile est terminée, maintenant il faut finir de nuit sans frontale ». Il me reste 5 kms environ, avec une descente escarpée et la belle montée sur Uzès en fin de parcours. A ma vitesse, c’est un bon 45’.

J’essaie d’accrocher les coureurs bien équipés mais beaucoup vont trop vite pour moi et me doublent, sur la fin même des marcheurs nordiques me doubleront, impressionnants !

Une fois je me retourne (pour voir où est mon prochain « éclaireur » ) et je vois la colline parcourue par ce ruban de petites lumières sautillantes….c’est si magique ce moment de communion dans l’effort. D’un côté, je me dis « chouette, il y en a encore beaucoup derrière moi» mais l’histoire dira que ce sont surtout des coureurs de la longue distance (65 km) qui sont partis de Nîmes ce matin, ah ah ( pas grave, de nuit et de loin, je ne le sais pas ).

Une fois dans la vallée d’Eure, à la source de l’Alzon et donc au point de départ de l’ancien aqueduc romain, j’ai mes repères : j’entends la musique de l’arrivée, je vois la tour Fenestrelle d’Uzes illuminée là-haut, je sais qu’il faut franchir la rivière quelque part, je décide d’utiliser ce qu’il reste de batterie de mon téléphone portable en fonction torche.

Le finish tient ses promesses, avec la traversée du Centre Ville historique qui rebooste et donne des ailes, l’arrivée devant le château dans une belle ambiance, l’émotion qui déborde, bobos partout mais tellement heureuse d’avoir juste fini et renoué avec l’épreuve en pleine nature. 3h13, mais pas la dernière. 100% bonheur, 100% vivante, 100% Vive Le Trail !

Florence

Diaporama disponible ici: https://www.lavenivici.com/galerie/