Récit de course : Florence nous raconte la « Sans Raison »

Florence nous donne les bonnes raisons de participer à la « Sans Raison »!

« Hier je suis allée courir la Sans Raison à Velizy. Une course dont l’intégralité des bénéfices est reversée à l’association Laurette Fugain. Je n’y ai vu aucun autre CIVC. J’ai loupé quelqu’un ?

Cette course nature, dont c’est la troisième édition, se déroule dans les bois de Meudon et Velizy et propose deux distances 16 et 36 kms et un relais 2*8 kms. Au total un peu plus de 1000 finishers.

Malgré le temps franchement maussade, grêle, vent, pluies battantes et le terrain boueux, c’est une fait une course assez assez agréable car vraiment nature, intégralement en forêt, souvent en sous bois, parfois avec des vues en hauteur, sur La Défense par exemple. On y trouve pas mal de singles mais aussi des allées assez larges pour relancer; ma montre annonce 300 m. de dénivelé sur le 16km.

L’ambiance est bon-enfant, familiale, un peu de musique au départ et à l’arrivée, des bénévoles souriants et encourageants malgré les violentes rafales et les averses, plus dures encore pour eux que pour les coureurs. Le cadeau c’est un gobelet télescopique qu’il ne faut pas oublier d’emporter car sinon, pas d’eau sur le parcours !

Le ravito de l’arrivée est constitué de reblochon, vin chaud ( animation assurée par les Sainfoins du Pays dEn Haut, avant de partir, ils ont chanté des chants de montagnes – donc ravito de montagne aussi !!  ) et soupe de légumes. Le départ comme l’arrivée se font sur la piste du stade, propice au sprint final et le gymnase, vaste, permet de se tenir bien au chaud avant le départ et de se changer confortablement à l’arrivée.

Pour une petite course de banlieue comme ça, on a même une médaille ! de tortue. Je ne sais pas quel est le message là-dessous….Une tortue dont la carapace est une trace de semelle. Je n’ose y voir une moquerie envers la vitesse de certains. Ou certaines. Ah oui parce que je n’étais pas là pour une quelconque performance mais pour m’amuser sur un terrain différent, donc on ne parlera pas du classement, sans intérêt. Au début, sous la grêle, je me suis que je n’allais pas tellement m’amuser et j’ai failli repartir en me disant qu’ainsi je pourrais encore donner mon sang à St Remy en y arrivant avant la fermeture. Mais un je-ne-sais-quoi m’a fait rester et finalement, pas si mal La Sans Raison ! »

>> Plus d’informations sur la course : lasansraison.com

Récit – Le Trail des 7 Hameaux 2017

Cette année, Yves a parcouru les sentiers des 7 Hameaux cette année accompagné d’une horde de 8 CIVCiens.

 » Trail qui parcourt les sentiers que nous écrémons le dimanche matin, le trail des 7 hameaux de Magny est toujours prisé des coureurs CIVC. Seulement 8 participants cette année, surtout en raison de la proximité de la course offerte du Haut Planet (23 CIVC inscrits) le week-end suivant.

Par une belle matinée estivale, 3 CIVC (Yves Chabrier, Lauriane et Julie Lasbleiz) ont pris le départ sur le 14 km et 5 (Natacha, Anne, Véronique, Jean-Louis et Yves Chevalier) sur le 28 km.

Un trail toujours aussi beau (traversée en long et en large du domaine de Port-Royal pour le 28 km) et cassant au début et à la fin pour les 2 !

Bravo à tous, qui sont « finishers » et une mention très spéciale à Natacha et Anne qui passent sous la barre des 3h sur le 28 km et terminent respectivement 2ème et 3ème de leur catégorie à 30s d’écart. »

Récit – 4 CIVC sur l’UT4M 2017

Récit – 4 CIVC sur l’UT4M 2017

UT4M : 170 kms (en principe) et le joli dénivelé de 11 000D+. Si vous calculez, cela fait 4 sympathiques étapes de 42,5kms pour un peu plus de 2500 de D+ par étapes. Enfin tout cela est indicatif, car tout un chacun sait que sur un trail… Il y a toujours « la cerise sur le gâteau… ». Le principe parcourir les 4 massifs autour de Grenoble : Vercors, Oisans, Belledonne et Chartreuse.
Bref, nous y voilà, par ordre d’apparition : Eric Bouisset, Raphaël Khan, Pascal Petit et moi… (oui, je sais j’avais promis de ne plus faire d’ultra… mais avouez que celui-ci en quatre étapes était tentant !).

Mercredi 16.08.17 – Première étape : le Vercors
Départ Grenoble – Arrivée Vif.
Le départ est donné à 8 heures de Grenoble, nous commençons par une portion de route avant d’entamer la première montée vers St Nizier environ 1000m de D+. Mes petits camarades sont devant et je fais mon maximum pour ne pas me laisser entrainer par cette portion « roulante ». Ma galère commence rapidement au cours de la première montée, je n’arrive pas à trouver le rythme, je me fais dépasser et je sens que je pars à la dérive. Il fait chaud et malgré les paysages magnifiques, je ne profite de rien. La montée par les escaliers d’une piste de saut à ski n’arrange rien à mes sensations. Je suis néanmoins encore avant les barrières horaires mais je me pose par mal de questions sur la suite du parcours.
J’atteins péniblement Moucherotte, déjà 1700m de D+. Première descente assez roulante avant d’arriver au second ravitaillement. Je repars, je ne suis qu’a la moitié du parcours. S’enchaine péniblement pour moi la montée au Pic St Michel et ensuite une descente caillouteuse. Je suis rejointe dans la descente par une féminine qui m’explique qu’elle a eu pendant un long moment les « serres – fils » derrière elle. Nous arrivons toutes les deux à Montagne d’Uriol où la barrière horaire est à 17h30 et il est 17h40. C’est assez bizarre, je suis soulagée. Je me dis que je vais être arrêtée et que la décision ne viendra pas de moi… mais de l’organisation ! Cependant, les serres fils n’étant pas arrivés on nous autorise toutes les deux à repartir, donc nous serrons les « dents » et repartons pour l’ultime petite montée où je tomberai en panne d’eau ! Isabelle qui est originaire du Nord transvase une partie de son camel vers le mien pour que je puisse m’hydrater correctement jusqu’à la fin.
L’arrivée à Vif doit se faire avant 20h00. Nous y arrivons toutes les deux à 19h40, avec 20 minutes d’avance sur l’ultime barrière horaire de la journée, épuisées mais ravies d’en avoir terminé. Mais galère de galère, le bus qui doit ramener les coureurs sur Grenoble est parti à 19h30 ! Balot hein ? Bref, après quelques péripéties j’arrive à la location vers 21h30 complètement épuisée et ne sachant pas si je repartirai le lendemain. L’étape est annoncée difficile et j’ai mis 11h40 pour terminer celle-ci… 45kms et 2500 de D+…. Donc ?

Mes petits camarades sont également fatigués. Raphaël a eu des soucis digestifs, et par conséquent n’a pas pu s’alimenter correctement, a terminé comme moi au mental. Il paraît que la nuit me portera conseil pour prendre ma décision. Je sais que si je ne prends pas le départ de la seconde étape, je ne serai pas classée sur le challenge et je ne sais pas si je pourrai après peut être une journée de repos, prendre le départ de la troisième et/ou de la quatrième en dehors du challenge.

Jeudi 17 août – Seconde étape : l’Oisans.
Départ Vif – arrivée Ripérioux
Lorsque le réveil sonne, je n’ai toujours pas pris ma décision. Je me lève en même temps que les garçons et déjeune avec eux. Eric me conseille la journée de repos. Je lui avance mon inquiétude sur le fait de pouvoir continuer ensuite.
Je les regarde partir en me disant qu’il ne faut pas regretter ma décision. Eric me contactera ensuite avant leur départ pour m’indiquer que je peux obtenir deux autres dossards pour les dernières étapes. J’apprends que Raphaël a pris la même décision que moi. La journée se passe, cela me paraît long. Il fait toujours aussi chaud et j’ai une petite pensée pour mes petits camarades en course. Pascal et Eric prendront le temps de faire un « selfie » et me l’enverront.

OisansOisans

Les paysages sont magnifiques ! J’attends avec impatience leur arrivée. Ils termineront bien cassés, le parcours a été plus long et les temps de course aussi.

Vendredi 18 août – Troisième étape : Massif de Belledonne
Départ Ripérioux – arrivée St Nazaire les Eymes.

Il faut tout de même préciser un point important : chaque matin, l’étape du jour repart de l’arrivée de la veille, tout le monde suit ? Donc, lorsque le départ est annoncé à 8h00 ou 7h00 si nous souhaitons prendre les navettes. Nous devons nous lever tôt, très tôt… Depuis la seconde étape Sylvie Petit, toujours égale à elle-même, nous emmènera sur les lieux de départ, nous permettant ainsi de gagner jusqu’à 1 heure de sommeil ! Merci à elle.
Nous voilà à Ripérioux. On nous annonce de l’orage pour la fin de l’après-midi. Nous serons déviés sur le parcours et nous ne monterons pas au « Grand Colon », ce qui semblerait dire plus court et moins de dénivelé.
Bref, pour débuter cette première étape, après un petit tout dans le village, nous attaquons le kilomètre vertical, environ 1100 m de D+ sur environ 2,5 kms. Autant vous dire que cela monte ! Tantôt sur la pointe des pieds, tantôt « normal ». Mes sensations ne sont guères différentes de la première étape, mais je m’accroche autant que je peux. Premier ravitaillement de cette étape, un coup de fil de ma fille me redonnera du courage. Je repars vers la croix de Chamrousse, encore 700 de D+ à avaler. Nous passons aux abords d’un petit lac, le paysage est magnifique.

Croix de Chamrousse : du public, du vent et le ravitaillement. Il est 12h45 lorsque je repars, la barrière est à 13h00. Longue descente sur une piste noire de ski, un peu chiant. Je croise les coureurs inscrits sur le 100kms. Toujours de la descente, pour nous éviter de monter au Grand Colon, l’organisation nous fera prendre une longue route forestière en légère descente. Un point d’eau improvisé (car changement de parcours) et je repars vers Freydières. J’ai récupéré un peu sur la barrière horaire, mais au passage j’apprends que le kilométrage passera de 42kms à 47kms… Je fais du yoyo avec les coureurs de la Réunion, qui eux soit dit en passant, poussent, tirent par endroit des joellettes… Cela fini par devenir un jeu avec le traceur de la Diagonale des Fous, ses petits camarades et moi. Entre temps, l’orage éclate. Je ne cherche même pas à mettre ma veste appréciant la fraicheur apportée par la pluie. J’arrive au Versoud, plus que quelques kilomètres avant l’arrivée à St Nazaire Les Eymes. Forte de mon expérience de la première étape, je n’arrête pas de me répéter, il faut que tu arrives avant 19h30. Hé oui, la navette à ne pas louper.
Je passerai la ligne d’arrivée au bout de 10h53 de course (?) Si l’on peut appeler cela de la course…Bref, je récupère mon tee shit « finisher » de l’étape et je me dirige vers le ravitaillement d’arrivée où j’y retrouve Raphaël, mal en point, soucis d’alimentation. Nous prenons le temps d’avaler une soupe avant de prendre la navette qui nous ramènera vers Grenoble. Je contacte Eric pour le prévenir que je suis en route. Il m’apprendra qu’il se trouve dans la navette précédente et que lui aussi a eu des soucis d’alimentation. Pour Pascal, cela a été visiblement. En arrivant à la location, je crierai aux garçons : « A mon tout de sentir le fauve ! »
Malgré tout, j’ai mieux vécu cette étape, même si le « chrono » n’a rien de sensationnel !

Samedi 19 août – Quatrième étape : La Chartreuse.
Départ St Nazaires les Eymes – Arrivée à ???? Grenoble !!!

Enfin la dernière, une superbe ambiance sur la ligne de départ. Photos, encouragements entre petits camarades et hop sur la ligne. Je retrouve ma petite camarade d’infortune de la première étape, Isabelle. Nous sommes ravies toutes les deux de nous revoir

Première montée. Je ne vous parlerai pas de mes sensations, mais j’arrive péniblement, après un début de montée correct, au premier ravitaillement. Là, j’en ai marre de marre… la première question que je pose en arrivant :

« Y a-t’il moyen de se faire rapatrier ? »
« Se faire rapatrier, mais pourquoi donc me dit le chef de poste de poste ? »
« Des comme toi, je n’arrête pas d’en voir depuis ce matin… donc que veux-tu que l’on t’apporte :
soupe, coca ????
»

Je craque, j’en ai marre, je pensais être préparée ? Pas assez ? De trop ? Pas arrêtée à
temps la préparation ? Bref, je prends la soupe que l’on me tend gentiment et attend que le moral remonte un peu, ce qui me permettra peut-être de continuer. A côté de moi, une féminine abandonnera. Au bout d’une vingtaine de minutes, je décide de repartir. Le chef de poste me criera : « Super, tu me fous des frissons ». Ah je peux encore donner des frissons ???

Direction « Chamechaude », petit point culminant à 2000 mètres.

La particularité c’est que vous croisez ceux qui descendent, alors que vous, vous montez… Enfin pour moi ! Donc, je vais rencontrer successivement : Pascal, à qui de dirai « Ras le bol », puis Eric, suivi de la petite camarade du GAG, Béatrice (qui elle a super gazée). Eric, histoire de me remonter le moral, me dira : « tu n’as pas fini de monter… » Du coup, je ne regarde pas en haut, je mets mon regard à deux mètres devant moi et j’avance… Puis le chemin des descendeurs et des monteurs se sépare. J’apercevrai Raphaël, lui a déjà bien amorcé la descente. Enfin le haut, vue magnifique comme tout au long du parcours. Puis longue descente, je perds ma superbe casquette rouge du CIVC. Non, non je ne remonterai pas la chercher…
S’enchaineront Fort du St Eymard après une remontée, encore 500 de D+ ; puis enfin la descente qui nous amènera vers Grenoble. Au col de Vence, je passerai un coup de fil à Eric, pour lui indiquer qu’il me reste environ 12 kms. Il est 17h00, la barrière horaire à ce ravitaillement est à 17h45…Vu mon état, je me rassure en me disant un bon marcheur marche à 6kms/H… donc j’en ai pour deux heures.

La Bastille, vue magnifique sur Grenoble, je rattrape quelques filles qui sont comme moi sur l’étape du jour. Rassurant ? Il reste 5kms pour l’arrivée. En bas nous passeront le long de l’Isère, les kilomètres ne défilent pas assez à mon goût. Le tracé remonte sur un talus et en tournant la tête, j’aperçois Raphaël !

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Super nous terminerons ensemble. Encore 1,5kms. Je veux absolument terminer avant 19h00… donc nous courrons. L’entrée dans le parc, encore des zigs et des zags. Je dis à Raphaël que je pense que Pascal et Eric seront là. Effectivement j’entends les : « Allez Chacha ! Allez Raphaël !» d’Eric et de Pascal.

Nous passons la ligne ensemble après 10h58 de course, 45kms et 2500m de D+.

IMG_2996Fatigués, certainement un peu déçus de ne pas avoir pu faire les quatre étapes. Mais trois, je peux vous dire que ce n’est déjà pas mal.

Bravo à Pascal et Eric d’en avoir terminé des 4 étapes, merci à Sylvie Petit de son éternelle disponibilité.
Pascal et Eric terminent respectivement 143ième et 176ième sur le challenge sur 247 arrivants (328 partants).
Maintenant dire qu’un ultra en étapes est plus facile que l’ultra d’un seul coup, je ne m’y engagerais pas et pourtant je connais les deux formules. Je laisse le soin à chacun de faire sa propre découverte… Enfin si cel vous tente… bien évidemment !

SA

 

2017 – Récit : Philippe nous raconte sa TDS

2017 – Récit : Philippe nous raconte sa TDS

Cet été, l’un de nos CIVCiens et membre du comité, a participé à un Trail autour du Mont Blanc. Philippe, va tout vous raconter pour vous faire vivre la course avec lui. Attention… C’est parti!

Sur les Traces des Ducs de Savoie (TDS aussi appelée Tu Dois Survivre!!!) Millésime 2017.

Mon histoire avec la TDS commence en 2010. Inscrit sur la course avec Pascal Leproust, la course avait été annulée en raison des conditions météo éxécrables. 

EN 2016

Après un tirage au sort favorable, en 2016, en compagnie de Mathilde Leproust et d’Yves Chevalier, j’ai pris le départ de la course avec cette fois-ci une météo excellente mais une température qui a dépassé 36°C dans l’après-midi à notre passage à Bourg-Saint-Maurice.

Tandis qu’Yves échappait aux embouteillages en zappant le premier ravitaillement, Mathilde et moi avons perdu pas mal de temps dans les premiers 20 km de la course (ici le récit détaillé de Mathilde). Nous avons poursuivi ensemble la route jusqu’au Cormet de Roselend (km 68) où j’ai abondonné. Je n’avais pas réussi à m’alimenter correctement en raison de la chaleur et même au ravitaillement du Cormet, je n’ai rien réussi à avaler, pas même un peu de soupe. J’ai donc laissé Mathilde partir et malgré mon avance sur la barrière horaire, j’ai rendu mon dossard et profité de la présence de Pascal Leproust pour me faire rapatrier en voiture jusqu’à Saint-Gervais, où Fanfan est venu me récupérer pour rentrer à Chamonix. 

Le lendemain matin, nous sommes allés aux Houches encourager Yves et Mathilde et si j’étais content pour eux de les voir terminer la course (arrivés à ce point de la course, il était évident qu’ils allaient franchir la ligne d’arrivée)  j’ai alors vraiment regretté d’avoir pris aussi rapidement la décision d’abandonner ! Décision que j’ai ensuité ruminé pendant plusieurs semaines, l’idée naissant assez rapidement dans mon esprit de retenter ma chance en 2017.

EN 2017

J’ai été « aidé » dans ma décision par un coup de pouce d’Eric et Sylvie, Pascal et Sylvie (Petit), Pascal et Mathilde (Leproust), Jean-Luc et Annick qui se sont associés pour m’offrir à l’occasion de mon anniversaire (normalement le 26 juillet, mais que nous avons fêté fin septembre) le « pack TDS« , comportant tout le nécessaire pour s’inscrire en 2017. Depuis le trèfle à 4 feuilles pour un tirage au sort favorable, jusqu’au bidon d’eau en poudre, en passant par la barre de céréales et sans oublier les espèces sonnantes et trébuchantes pour payer le prix de l’inscription. 

C’est le genre de cadeau dont on se demande s’il n’est pas empoisonné!!!

J’avais les points nécessaires grâce à la CCC en 2015 et à la fabuleuse aventure du Trail des Cantons début décembre 2016 (n’est-ce pas Mathilde ?). 

Pré-inscrit fin décembre, j’ai attendu fébrilement le 9 janvier le tirage au sort. Et sans aucune surprise, ayant utilisé les pouvoirs magiques du trèfle à 4 feuilles, j’ai été tiré au sort !

Je ne suis pas adepte d’une préparation scientifique avec plan d’entrainement à l’appui, mais j’avais quand même adopté quelques principes : augmenter progressivement la cadence d’entrainement pour arriver à 4 entrainements par semaine, ajouter si possible 1 séance de vélo, programmer un ou 2 week-ends chocs en montagne et …. perdre du poids. Globalement, j’ai réussi à tenir ce programme. J’ai fait pendant plusieurs semaines  4 voire 5 entrainements, j’ai pris le vélo une fois par semaine pendant 6 à 7 semaines pour aller travailller soit 50 km aller-retour et enfin j’ai fait un WE avec Eric et Sylvie dans les Vosges mi-juillet et quelques jours dans les Alpes fin juillet qui m’ont permis de compléter la préparation et de me confronter avec des dénivelés conséquents.

Et enfin, malgré des vacances dans le Gers début août, j’ai réussi à perdre quelques kilos et à oublier les apéros pendant quelques semaines avant la course ! 

Ma préparation mentale, quant à elle,  a été très simple : elle a consisté à me persuader que quoiqu’il arrive, je terminerais la course !!!

LA COURSE
C’est parti pour la TDS 2017

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Lundi 28 août : Départ avec Pascal Leproust en direction de Saint-Gervais après une journée de boulot et déjà des embouteillages pour quitter la région parisienne.

Mardi 29 août : direction Chamonix pour le retrait de mon dossard tandis que Pascal vaque à ses occupations professionnelles sur le Salon de l’Ultra-trail au centre de Cham’ (oui, quand t’es un minimum branché tu dis « Cham’ » et pas Chamonix!!). Puis retour à Saint-Gervais où nous dînons au resto en compagnie d’Yves, d’un excellent risotto qui restera dans les mémoires. Puis dodo de bonne heure. Le réveil va sonner tôt demain matin. 

Mercredi 30 août : c’est le grand jour, et comme le monde appartient aux gens qui se lèvent tôt, je me lève à 2 heures 45, suivi de peu par Pascal qui gentiment interrompt sa nuit pour me conduire aux Houches où j’attrape à 4 heures la navette : Tunnel du Mont-Blanc et Courmayeur. J’arrive assez tôt dans le sas de départ, ce qui me permet d’être bien placé pour le départ. 5 h 45 : briefing, puis musique et enfin à 6 heures pile, le départ. Je démarre assez vite dans l’optique de ne pas être bloqué après le 1er ravitaillement quand le chemin se fait plus étroit. 

Je ne m’y arrête d’ailleurs pas et poursuis en direction de l’Arête du Mont-Favre et le Lac Combal (km15) où se situe le 2ème ravitaillement. Pause rapide, et redémarrage en direction du Col Chavannes où j’arrive avec plus d’une heure d’avance sur mon temps de passage en 2016.

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20170830_100214De belles brèches dans les nuages offrent de magnifiques points de vue sur le côté italien du Mont-Blanc et notamment sur l’Aiguille Noire de Peuterey. 

Du Col Chavannes, le parcours se poursuit par une descente de 9 km, roulante sur un large chemin. La tentation est grande de brûler les étapes, mais attention aux quadris, on n’est qu’au début de la course et il faut en conserver « sous le pied ». Le sentier remonte ensuite en direction du Col du Petit Saint-Bernard, où on quitte l’Italie pour mettre le pied en Savoie. Ravitaillement à nouveau rapide, mais mon expérience de l’année dernière me dicte de ne pas négliger mon alimentation. 

 

2 bols de soupe, du fromage, du saucisson, des tucs, de la banane viennent apporter un peu de variété à mon régime pâtes de fruits et gels. 

Une longue descente de 14 km, à nouveau assez roulante m’attend pour rejoindre Bourg-Saint-Maurice (km50) que j’atteinds avec toujours une heure d’avance sur mon temps de passage en 2016. 

J’ai la surprise d’y être accueilli par Michel et Claudine Martinoli. « Coach » Michel me félicite et me conseille de ne pas m’attarder au ravitaillement ! Je prends quand même 15 minutes pour refaire le plein de ma poche à eau et pour manger. A la sortie, l’organisation procède à un contrôle systématique des sacs et il nous faut donc arborer la veste étanche, les deux frontales et leurs jeux de piles de rechange ainsi que la couverture de survie, qui constituent une partie du matériel obligatoire (ce qui ne me semble tout à fait justifié au regard des conditions météo que l’on peut affronter sur ce type de courses). 

A la sortie du ravitaillement, Michel m’accompagne pendant quelques centaines de mètres et me prodigue ses judicieux conseils. Certains disent que c’est à partir de ce point que la course commence vraiment : on attaque en effet une montée de près de 2000 mètres de dénivelée qui mènent les coureurs au fameux Passeur de Pralognan. Peu avant de le franchir, une averse se déclenche m’obligeant à enfiler la veste étanche que je ne quitterais finalement plus jusqu’à l ‘arrivée. Mon avance me permet de franchir le col et surtout d’entamer la descente de jour. C’est le passage le plus technique du parcours. La début de la descente est équipée de cordes fixes et malgré cela, quelques coureurs au pied peu montagnard hésitent avant de se lancer. J’en profite pour en doubler quelques uns et je rejoins le ravitaillement du Cormet de Roselend.

J’avais prévu de m’y arrêter pour dormir 20 à 30 minutes, mais en raison du bruit et de l’inconfort, je me suis allongé seulement 10 minutes après avoir mangé un peu et je suis reparti en direction du col de la Sauce et du hameau de la Gitte. Au détour d’un lacet, je m’étends dans l’herbe et je prends 10 minutes de repos, au calme et sous le ciel étoilé ! 

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Il est un peu plus de minuit quand j’atteinds le hameau de la Gitte où un beau feu de bois nous accueille. Une chaleur qui fait du bien : le vent s’est levé et la température a baissé. 

Je poursuis mon chemin en direction du Col du Joly, qui marque le passage de Savoie en Haute-Savoie. Je laisse derrière moi le Beaufortain pour descendre dans le Val Montjoie. Il est bientôt 4 heures du matin quand je commence la descente vers les Contamines où Pascal a promis de m’attendre (décidemment, il est adepte des nuits courtes!). J’y arrive vers 6 heures et Michel s’est joint à Pascal pour m’y accueillir. C’est vraiment un réconfort de voir des visages connus au long du parcours, et surtout à ce moment-là, juste avant le lever du jour !

C’est en leur compagnie, sur le large chemin qui quitte les Contamines,  que je repars en direction de la dernière grosse difficulté du parcours, le Col du Tricot. Après quelques centaines de mètres, je poursuis seul, je passe les Chalets du Truc, puis redescends vers les Chalets de Miage (km100) où la pluie s’invite.  J’amorce la grande montée du Col :  600 mètres de denivelé sur 1.5 km. Lentement mais sûrement, je monte sachant que passé ce col, je suis presque certain de terminer la course.

Mais la pluie qui redouble d’intensité rend le terrain extrêment glissant, d’autant plus que plusieurs centaines de coureurs sont déjà passé avant moi et n’ont pas pris la peine de s’essuyer les pieds !

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Descente vers le torrent, passage de la passerelle et remontée vers Bellevue. 

Pour atteindre les Houches, il reste 5 km de descente dont une bonne moitié sur un sentier assez raide et glissant en forêt, puis une deuxième moitié sur une route forestière et enfin une route goudronnée. Yves et Valérie sont là sous une pluie battante à me guetter pour m’encourager. 

Dernier ravitaillement rapide et je repars pour les 9 derniers kilomètres. 

En approchant du centre ville de Chamonix, comme tous les coureurs, je suis applaudi et encouragé par les spectateurs qui malgré la météo (il pleut depuis au moins 5 heures) sont là. C’est avec une grande émotion que j’aborde les quelques centaines de mètres qui me séparent de l’arche d’arrivée. Pascal m’y attend pour immortaliser cet instant, rejoint peu après par Yves et Valérie. 

Je suis tellement content d’avoir relever ce défi que je ne sens même pas la fatigue malgré les presque 31 heures de course. 

Merci à tous ceux et celles qui m’ont aidé dans cette aventure : Fanfan, bien sûr qui m’a soutenu tout au long de la préparation et à distance pendant la course, Pascal, pour le soutien (logistique) qu’il m’a apporté ; Pascal encore, Michel, Claudine, Yves et Valérie pour leur présence au bord du chemin, et toute la troupe que je tiens pour responsable de cette folie : Eric, Sylvie, Pascal, Sylvie, Pascal, Mathilde, Jean-luc et Annick !

Des CIVC dans le Cantal – 17-18 Juin 2017

Pascal nous raconte :

« Avec Bohdana, Marc, Mathilde nous avons passé un week-end cantalien bien chaud à Aurillac pour vivre l’UTPMA ( http://www.utpma.fr/ )

C’est un vrai spot de Trail avec un parcours exigeant et technique dans un magnifique paysage.

L’organisation est au top et les bénévoles sont sympa.

A faire, mais avec une bonne préparation et du repos avant de venir.

Bohdana a participé à la marche de 23 km.

Mathilde a vaincu l’Ultra de 105 km voire 108 km avec 5.600 m D+

Marc et moi sur la Marathon de la Jordanne de 43km voire 45km avec 2.800 m D+ »

Marathon de La Loire Saumur (1ere Edition) – 16 avril 2017

Pascale, Christelle, Nelly, Véronique, Emmanuelle et Claire ont participé à l’épreuve combinée : 12km en canoë et 18km en course à pied. Quand le CIVC fait des ronds dans l’eau…

Arrivées dès le samedi, nous nous mettons directement dans l’ambiance. La ville est en fête, le village marathon est en plein centre ville; il y a 4 épreuves proposées : Marathon, marathon en relais, combiné et un 10km. Nous profitons au maximum des activités proposées par les différents stands du village… divers achats, essayages …. . Puis nous effectuons quelques repérages et voyons nos canoës arriver : oups ça va pas être de la tarte : 150 équipages à partir en même temps ….

Après une bonne nuit, nous voici parées pour le grand bain … nous voilà parties sur les canoës (équipe de 2) .. on nous dit que le départ se fera au pont et qu’il faut rester statique malgré le courant … hum, là on commence à rigoler. Ca y est : coup de canon … euh non un peu moins violent… le départ : tout le monde commence à pagayer comme des malades. On se retrouve assez vite dans les derniers… ça va être chaud…. bon finalement après 1h30 de pagayage sans doute pas très efficaces on arrive à bon port, trempées, frigorifiées pour certaines.

Aller maintenant 18km de course à pied, ouf au soleil. Il a fallu un petit de temps pour se dérouiller du canoë mais après avec tous les encouragements, ravitaillements, on y est arrivé… Vraiment une super
course très pro, les bénévoles super gentils, ça a été un régal. On ne vous dit pas les résultats : sauf Pascale et Christelle 4° équipage féminin !

voilà, à bientôt sur l’eau ??